Introduit dans le pays du soleil levant à partir du XIIe siècle, le Koto est un instrument traditionnel à découvrir le temps d’un séjour au Japon.

Un instrument traditionnel hors du commun

Le Koto est un instrument de musique à cordes pincées. Il s’agit d’une longue cithare en forme de dragon tapi mesurant près de 1,80 m de long et qui compte 13 cordes. Cet instrument a été utilisé dans la musique traditionnelle japonaise, particulièrement dans le kabuki et le bunkaru qui sont des types de théâtre japonais. Originaire de Chine, il fut introduit au Japon entre le XIIe et le XIIIe siècle. Au début, il a été joué principalement à la cour impériale, ensuite son usage a été popularisé.

La caisse de cet instrument traditionnel est fabriquée en bois de paulownia évidé et les hauts chevaliers amovibles en ivoire. Ses cordes sont faites en fil de soie, et sont pincées avec des grattoirs en ivoire. En outre, le Koto émet un son lyrique semblable à celui d’une harpe, ce qui explique le terme « harpe japonaise ». On le retrouve dans quelques morceaux traditionnels, par exemple, le sakura ou rodukan.

Les différents modèles de Koto

Traditionnellement, le Koto en bois est incrusté de métaux précieux, d’ivoire et d’écaille. Il est accompagné de ses accessoires ainsi que d’une boîte en bois laqué. Il compte 13 cordes, mais aujourd’hui il existe différents modèles qui en comportent bien davantage. Leur nom est composé du mot « gen » signifiant corde et indique le nombre de cordes de chaque style d’instrument. On compte, par exemple, le jyûsitigen à 17 cordes et le hatijyûgen à 80 cordes. Ce dernier n’existe qu’en un seul exemplaire et plus personne n’en joue actuellement. Ces deux instruments ont été créés par Miyagi, et sont devenus populaire.

Mis à part cela, il y a le nijiûgen à 20 cordes. Celui-ci a été créé par maîtresse de koto Keiko Nosaka. Il est beaucoup utilisé par des compositeurs de musiques contemporaines. En outre, on peut trouver le nijyûgogen à 25 cordes, le sanjyûgen à 30 cordes et le sanjyûnigen à 32 cordes.

L’utilisation du koto japonais

Auparavant, pour jouer cet instrument à cordes, le musicien ou la musicienne se tient à genoux avec les fesses se reposant sur les talons. Il/elle pose le koto à plat sur le sol. Après l’occidentalisation du Japon ainsi que la modification de certaines coutumes, on a actuellement tendance à l’installer sur deux chevalets. Le musicien s’assoit sur une chaise ou un tabouret de concert pour le jouer.

Les cordes de cet instrument sont maintenues à distance de la caisse avec des petits chevalets mobiles en forme de « y » renversé. Ces derniers sont déplacés au fur et à mesure qu’on change d’accord, même en cours de jeu. Les cordes sont jouées à la main droite, tandis que la main gauche sert à hausser ou à baisser les notes. En outre, les musiciens peuvent ajuster la hauteur de la corde en bougeant les ponts. À noter qu’ils utilisent 3 doigts pour pincer la corde, notamment le pouce, l’index et le majeur.

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