Des pâtes, des pâtes oui mais des en boîte...
le 20/5/2007 à 10h32
par Jean-Paul Porret
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Peut-on tout mettre en cannette ? Au Japon, la réponse semble être oui. Apres le café, le saké et le vin, un fabricant nippon vient de mettre en vente les Sapporo Ramen Kan, les premières nouilles en cannette…
Takeshi Yamada, le propriétaire du très populaire restaurant de ramen (nouilles chinoises) le « Menya Musashi », est aussi l’inventeur des Sapporo Ramen Kan.
L’idée de mettre des ramen en boîte lui est venue il y a trois ans, lorsque la région de Niigata (nord) a été frappée par un terrible tremblement de terre.
A l’époque, afin de venir en aide aux rescapés, il leur avait fait livrer quelques rations de nouilles. Ses ramen sont vite devenues populaires auprès des évacués.
C’est alors qu’il s’est dit que ce serait une très bonne idée de créer des rations de survie à base de nouilles chinoises. Le principal problème des nouilles chinoises, c’est qu’il faut du bouillon. Pas toujours facile d’en avoir lorsque que l’on se trouve en condition de survie. A que cela ne tienne.
Takeshi Yamada s’est alors rappelé que le meilleur moyen de préserver sur une longue période du bouillon reste encore la bonne vieille boîte de conserve.
Il est donc entré en contact avec la société Umai, une société agroalimentaire. Après quelques tâtonnements, les deux partenaires sont parvenus à mettre au point la recette idéale, donnant ainsi naissance aux Sapporo Ramen Kan.
Au mois d’avril, ils ont lancé un test grandeur nature. 6 000 caisses de 24 cannettes ont été mises en vente. Le succès a été immédiat. Les clients se sont arrachés les boites de conserves. Il faut dire que les Japonais raffolent tant des ramen que des produits pré cuisinés. De surcroît, lorsque celles-ci sont préparées par un chef populaire et sont proposées soit au shoyu (sauce soja) soit au miso (pâte de soja).
Le succès est tel que ce qui ne devait être qu’un produit de survie va être mis en vente à grande échelle. Umai compte produire 60 000 caisses de 24 boîtes par mois d’ici à l’automne.
De plus, Umai a eu la judicieuse idée de faire les boites aux dimensions des distributeurs de boissons. Quand on connaît le nombre qu’il y en a dans l’archipel, pas de doute, les Sapporo Ramen Kan sont parties pour s’inscrire à long terme dans la culture (culinaire ?) nipponne.
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